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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 23:42

 

Une approche anthropologique et comparative internationale

 

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Une merveilleuse étude très fouillée où l'auteur, Joao Pedro Galhano Alves, démontre que les grands herbivores et les grands carnivores sont essentiels pour l'équilibre et la productivité des écosystèmes, et la cohéxistence entre les sociétés humaines et ces espèces possible. Autrement dit, il est possible de vivre en biodiversité totale.

 

 

 

A lire impérativement (cliquer sur Link).

 

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commentaires

Stéphan Carbonnaux 13/09/2010 23:38


Bonsoir Michel,

Les pionniers de la défense de la grande nature sauvage en Europe nous viennent des années 1930 comme Robert Hainard pour les francophones. Plus je le lis, plus je me dis aussi qu'on pourrait
ranger dans cette catégorie un écrivain comme Rosny Aîné qui a fait revivre dans ses romans préhistoriques les hommes et la grande faune, avec une évidente nostalgie pour ces âges farouches.

Pour ma part, je ne fais qu'emprunter le même chemin car c'est bien à nous de relever le défi.Même si nous sommes encore peu nombreux à déclarer vivre en "biodiversité totale", c'est à nous de le
faire savoir le plus largement possible. Et c'est donc une excellente chose que de donner à lire sur "Radicalement nature" ce texte de Joao Pedro Galhano Alves, qui mêle avec brio le travail
d'immersion sur le terrain et l'analyse scientifique.

Bien à toi,

Stéphan Carbonnaux


Michel CHALVET 14/09/2010 22:50



Bonjour Stephan,


Certes, Robert Hainard et quelques autres ont ouvert la voie, ce sont eux les véritables pionniers on est d'accord, toutefois je considère que tu en es un aussi au même titre qu'Alves ou
Sennepin. En prenant un peu de hauteur (ou de recul) les années 1930 c'étaient tout à l'heure finalement, votre travail n'intervient pas 100 ou 200 ans après mais dans la foulée de Robert Hainard
et il y a bien plus de monde derrière vous, qui suivront vos pas (et ceux d'Hainard) je l'espère, que de monde devant vous sur ce chemin. 


Continuez de relever le défi, il en vaut la peine.


Bien à vous deux


Michel



Sylvie Cardona 10/09/2010 14:12


Bonjour Michel,
Je partage votre constat, hélas. j'avoue avoir regardé Vu du ciel mercredi, justement parce qu'on y présentait Longour qui disait d'ailleurs la même chose : avoir réintroduit de grands herbivores
dans une réserve de 800 ha c'est bien mais à quoi cela sert-il, si le projet se limite à une si petite surface ?
Pour moi, l'un des écueils n'est pas tant la mollesse de certaines ONG que cette vision bien trop française de vouloir gérer à tout prix la nature et les animaux et qui gangrène toute notre sociéé.
C'est pourquoi une chasse "responsable" et "régulatrice" est soutenue par des écolos. On ne peut pas laisser un bout de nature sans qu'aussitôt une asso ou l'Administration ne demande un sentier
pédagogique, la régulation des populations animales, etc. j'en ai fait la triste expérience dans mon département.
Je ne veux pas baisser les bras sur le sujet de faune sauvage en France, mais je suis bien pessimiste quant aux résultats... loups, ours ou bisons, même combat !


Sylcie Cardona 09/09/2010 17:10


Bonjour,
Cet article est très intéressant, ça me fait penser au projet de Patrice Longour (les bisons...) qui me semble sensé...


Michel CHALVET 09/09/2010 20:34



Bonjour Sylvie,


 


Marc Michelot également, avec le projet "Tarpan", participe grandement à cette réflexion. Malheureusement il y a encore un très (trop) long chemin à parcourir pour voir les grands herbivores et
les grands carnivores sauvages européens reconquérir le vieux monde. Aujourd'hui nous voyons des parcs animaliers avec des loups et d'autres avec des bisons, ainsi que des réserves dans
lesquelles les herbivores entretiennent le milieu. Dans les deux cas l'aspect pédagogique est louable mais je crains que l'ambition ne se limite à cela. Tout le monde ou presque : visiteurs,
politiques, éleveurs et même, malheureusement, les associations de protection de la nature s’en contentent. Alors qui franchira le gué qui nous sépare de l’autre rive ? Celle que l’humanité
devra bien arpenter à nouveau un jour en compagnie de la faune sauvage et libre.  


Quelques personnes, qui ne sont ni des illuminés ni de doux rêveurs, pas plus que des extrémistes verts ou des misanthropes y réfléchissent, y travaillent aussi, ce sont des naturalistes, des
philosophes, des professeurs, anthropologues, juristes et j’en passe, mais pour quelques Joao Pedro Galhano ALVES, Marc MICHELOT, Alain et Michel SENNEPIN, Stephan CARBONNAUX, combien y a-t-il
d’anti nature ?


J’ai tendance à croire que ces pionniers ne parviendront pas à changer quoi que ce soit, pour autant je les soutiens totalement, mais à mon humble avis c’est la nature elle-même, elle seule, qui
fera le travail, avec l’aide involontaire de l’espèce humaine, peut-être bien plus vite qu’on ne l’imagine.


Merci d'avoir participer à la réflexion et au plaisir d'échanger à nouveau sur "radicalement nature" ou "Aves".


Michel