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Dans quels contextes se situent ces projets ?

L’Ansabère, le Lauga, le Larry  sont des affluents du gave d’Aspe, lui-même affluent du gave d’Oloron. Le gave d’Aspe a payé un lourd tribut à la circulation routière depuis l’ouverture du tunnel du Somport en mars 2003 : une vingtaine de camions accidentés, dont une pollution majeure et la chenalisation du gave à plusieurs endroits.

D’autre part, les combats contre les microcentrales ne datent pas d’hier :
Les SEPANSO-Béarn et Pays Basque s’étaient opposées à celle d’Holzarte il y a plus de 20 ans, puis d’Aydius et d’Arbéost dans les années 90 et à celle d’Auterrive (démolie en 2004)

Les temps ont changé mais les microcentrales reviennent en force : projets en Ariège, en Haute-Garonne et Pyrénées-Atlantiques (à Lescun et Urdos qui nous préoccupent ici, et bientôt à Aydius et Bedous ... pour la seule vallée d'Aspe) Les usiniers se précipitent car d’ici 2 ans les préfets de région auront créé le classement (au titre de l’article L 214-17 du code de l’environnement) limitant encore plus le nombre de rivières pouvant recevoir de l’hydroélectricité.

L'enquête publique à Lescun a commencé le 29 décembre 2009, elle durera un mois. Il faut se mobiliser pour faire entendre nos voix auprès du commissaires-enquêteur M. Yvon Foucaud.

Enfin, comment parler de production d’énergie sans demander que les efforts d’économies d’énergie et de meilleure efficacité énergétique ne soient posés comme préalable ?

- une petite centrale hydroélectrique correspond à la consommation d’environ 5 000 à 10 000 enseignes lumineuses de publicité,

- une petite centrale est l'équivalent des économies de 300 logements labellisés Bâtiment Basse Consommation, c'est-à-dire du passage d'une consommation de 200 kW/m2/an à 50 kW/m2/an.

 

Dans les Pyrénées, l'hydroélectricité affecte plus de 85% des cours d'eau.
Le développement envisagé de nouvelles microcentrales hydroélectriques est une menace pour les dernières rivières vivantes des Pyrénées : réservoirs biologiques détruits, portions de rivières asséchées...

"L'eau n'est pas un bien marchand mais un patrimoine qu'il faut protéger, défendre et traiter comme tel."                 (Loi européenne sur l'eau, an 2000)


Comment agir ?

1) en signant la pétition qui sera remise aux commissaires-enquêteurs lors des enquêtes publiques. 

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  2) en écrivant un courrier au commissaire-enquêteur AVANT LE 29 JANVIER 2009 pour faire connaitre votre opposition aux micros centrales du Lauga et d'Ansabère, destructrices de la vie sauvage et du paysage pyrénéen.

adresse :
Monsieur le commissaire-enquêteur Yvon Foucaud
mairie de Lescun
64 490 Lescun


Au nom de la biodiversité, merci.
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